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Portrait de l'emploi et du marché du travail

Marché du travail

Le marché du travail de la région de Laval se caractérise par une grande diversité industrielle. La majorité des emplois et des entreprises se trouvent dans le secteur tertiaire, soit le secteur des services. Le secteur secondaire, qui occupe une place non négligeable, est constitué d'un secteur manufacturier dynamique, notamment dans la transformation alimentaire et la fabrication de produits métalliques pour l'industrie aérospatiale. Le secteur de la construction est aussi actif dans la région, particulièrement dans la construction d'immeubles en copropriété (condominiums). La région peut également compter sur le secteur primaire, surtout concentré dans l'horticulture. Cette diversité industrielle favorise les chercheuses et chercheurs d'emploi de la région, puisqu'elle offre des possibilités d'emploi dans plusieurs secteurs d'activité économique.

La structure des entreprises de la région de Laval se caractérise par la présence de plusieurs petites et moyennes entreprises. Près de 95 % des entreprises du territoire comprennent entre 1 et 49 employées et employés. Près de 5 % sont considérées comme des moyennes entreprises, qui emploient de 50 à 499 personnes, alors que moins de 1 % des entreprises lavalloises comptent 500 employées et employés ou plus.

Il faut ajouter que la région de Laval est fortement intégrée au marché du travail métropolitain puisqu'elle fait entièrement partie de la région métropolitaine (RMR) de Montréal. Selon les données les plus récentes à cet égard, la région de Laval affichait plus de 146 500 emplois sur son territoire en 2011. Un nombre important de ses habitants, soit près de 50 %, travaillent à Montréal tandis que près de 15 % des Montréalais viennent travailler à Laval, sans compter celles et ceux qui travaillent dans les régions des Laurentides, de Lanaudière et même de la Montérégie. Par conséquent, les marchés du travail de la région de Laval et des régions avoisinantes sont en partie interdépendants sur le plan économique. C'est ce qui explique que les exercices d'estimation des besoins de main-d'œuvre de la région sont fondés sur le lieu de résidence des personnes et non sur leur lieu de travail.

 

Enjeux pour les prochaines années

Le marché du travail de la région sera confronté à quatre grands enjeux au cours des prochaines années. L’évolution démographique constitue un enjeu important. L’augmentation plus importante du groupe des 65 ans et plus, combinée à une relative stagnation de la population en âge de travailler des 15-64 ans, constitue la trame de fond de ces changements démographiques. La progression des différents indicateurs économiques de la région, combinée aux effets de l’évolution démographique, aura un impact sur la disponibilité de la main-d’œuvre dans la région ce qui amènera des défis en matière de recrutement de la main-d’œuvre pour les entreprises lavalloises. Ces dernières devront continuer de faire face à ces défis afin de répondre adéquatement aux remplacements des nombreux départs à la retraite, mais aussi afin de combler leurs besoins en matière de nouvelle main-d’œuvre.

Les nouveaux postes qui seront disponibles en raison de la croissance économique exigeront majoritairement des compétences requérant une formation de niveau technique ou universitaire. L’adéquation entre la formation, les compétences et les besoins du marché du travail sera donc un moyen nécessaire afin de s’assurer que les entreprises de la région disposent d’une main-d’œuvre qualifiée et bien préparée pour répondre à leurs besoins dans les prochaines années.

Un autre enjeu touche l’intégration en emploi des personnes immigrantes. La région de Laval connaît une augmentation importante du poids démographique des personnes immigrantes avec tout près de 25 % de sa population née hors Canada (selon le recensement de 2011). Bien que ce phénomène important contribue à atténuer les effets du vieillissement de la population dans la région, les personnes immigrantes continuent d’être confrontées à des obstacles pour s’intégrer et se maintenir en emploi. Leur taux de chômage demeure encore supérieur à celui des personnes nées au Canada et il faudra donc s’assurer de favoriser leur intégration sur le marché du travail.

Malgré un marché du travail qui présentera des opportunités importantes pour les chercheurs d’emploi, plusieurs personnes continueront de vivre des situations de chômage et de sous-emploi. Il sera donc impératif de favoriser l’intégration en emploi des personnes éloignées du marché du travail.