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Bulletin sur le marché du travail au Québec de mars 2020

9 avril 2020
  —  Toutes les régions du Québec
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Début des répercussions de la COVID-19 : l’emploi est en baisse (-264 000) et le taux de chômage est en hausse (de 4,5 % à 8,1 %)

Avertissement : Les données de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada du mois de mars sont à considérer avec précaution 1, car en plus de la volatilité habituelle des données mensuelles, la semaine de référence du 15 au 21 mars sur laquelle porte l’enquête a coïncidé avec le début de certaines mesures restrictives en raison de la pandémie de la COVID-19, alors que d’autres ont été annoncées la semaine suivante. Le portrait présenté dans ce bulletin ne reflète donc qu’une partie de la réalité du marché du travail du mois de mars. Statistique Canada souligne que le portrait du marché du travail sera beaucoup plus clair en avril.

  • En mars, l’emploi a baissé au Québec (-264 000; -6,0 %) et au Canada (-1 010 700; -5,3 %), comparativement au mois de février.
    • Il n’y a qu’un seul secteur qui a connu une hausse de l’emploi en mars par rapport au mois de février, soit celui de la foresterie, pêche, mines, exploitation en carrière, et extraction de pétrole et de gaz (+900). Les secteurs qui ont connu les plus fortes baisses d’emploi sont les services d’enseignement (-72 600), les services d’hébergement et de restauration (-64 400) et le commerce de gros et de détail (-31 400). La presque totalité des emplois perdus l’ont été dans le secteur des services où l’emploi a baissé de 255 000.
    • Par ailleurs, autour de 600 000 personnes étaient toujours considérées en emploi mais absentes entre 50 % et 100 % des heures qu’elles travaillent habituellement, vraisemblablement en raison de la COVID-19 2.
    • En raison de la situation sanitaire actuelle, la population inactive a atteint un sommet historique (2 619 100 personnes), une augmentation de 113 300 personnes (+4,5 %).
    • Le Québec a enregistré la plus forte baisse du nombre d’heures travaillées (-18,9 %) au Canada (-14,9 % en Ontario et -15,1 % au le Canada). 
    • La baisse de l’emploi au Québec a touché davantage l’emploi à temps partiel (-172 400; -21,3 %) que l’emploi à temps plein (-91 600; -2,6 %).
    • L’analyse par sexe montre que la baisse de l’emploi touche davantage les femmes (-167 900) que les hommes (-96 100).
    • Une perte d’emplois est observée dans les secteurs privé (-192 600; -6,8 %) et public (-68 200; -7,0 %) et chez les travailleurs autonomes (-3 300; -0,6 %).
    • L’analyse par groupe d’âge montre que l’emploi est en baisse pour tous les groupes d’âge et la plus forte baisse en nombre est observée chez les 25 à 54 ans (-109 500; -3,8 %).
  • Par rapport à mars 2019, l’emploi a baissé (-187 900; -4,4 %). La baisse a principalement touché l’emploi à temps partiel (-180 700; -22,2 %), alors que celui à temps plein a légèrement diminué (-7 200; -0,2 %).
  • La moyenne des mois de janvier à mars 2020 indique que l’emploi a baissé (-20 500; -0,5 %), par rapport à la même période de 2019. La baisse a touché l’emploi à temps partiel (-65 400; -8,0 %) alors que celui à temps plein a augmenté (+44 800; +1,3 %).
  • Par rapport au mois dernier, le taux de chômage a augmenté de 3,6 points de pourcentage pour atteindre 8,1 % au Québec, et de 2,2 points de pourcentage au Canada (à 7,8 %). Par rapport à mars 2019, il a augmenté de 2,9 points de pourcentage au Québec et de 2,1 points de pourcentage au Canada.
  • En mars, le nombre de chômeurs a augmenté de 158 100 et c’est ceux qui ont chômé de 1 à 4 semaines qui ont le plus augmenté (+186 200).
  • En mars, la population active a baissé au Québec (-105 900; -2,3 %) et au Canada (-597 500; -2,9 %). Par rapport à mars 2019, elle a aussi baissé au Québec (-59 600; -1,3 %) et au Canada (-373 800; -1,9 %).

  1. Voir le communiqué de Statistique Canada qui en dit long « Mesurer le marché du travail pour la période du 15 au 21 mars : Ce n'est pas un exercice ordinaireCe lien ouvrira une nouvelle fenêtre et vous mènera dans un autre site. » pour plus de détails.
  2. À noter que les données sur les personnes en emploi qui ont connu une baisse de leurs nombre d’heures sont non désaisonnalisées : il s’agit donc de la variation observée en mars par rapport au niveau de février, sans tenir compte d’un possible effet de saisonnalité. L’augmentation d’environ 600 000 personnes combine celle de plus de 400 000 personnes qui n’ont pas travaillé pendant la semaine de référence et près de 200 000 personnes qui étaient absentes du travail au moins la moitié du temps. 

Consultez le dernier bulletin sur le marché du travail (PDF, 551 Ko)