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Profils socioéconomiques, enjeux et défis

Cette section présente les principaux indicateurs socioéconomiques de l’Abitibi-Témiscamingue tirés du Tableau de bord de l’Abitibi-Témiscamingue, édition 2017 (PDF, 515 Ko)Ce lien ouvrira une nouvelle fenêtre et vous mènera dans un autre site., coproduit par l’Observatoire de l’Abitibi-TémiscamingueCe lien ouvrira une nouvelle fenêtre et vous mènera dans un autre site. et ses partenaires. On y trouve également les portraits régionaux de l’Institut de la statistique du QuébecCe lien ouvrira une nouvelle fenêtre et vous mènera dans un autre site.. On y trouvera le profil régional traité sous l’angle de la démographie, de l’éducation, de l’économie, du marché du travail et des prestataires de même que les portraits sommaires par municipalité régionale de comté (MRC) et territoire équivalent.

Démographie

Selon les estimations les plus récentes, l’Abitibi-Témiscamingue comptait, en 2016, 147 982 habitants, soit 0,03 % de moins qu’en 2015. Le Québec affichait pour sa part un accroissement de sa population au cours de la même période, soit 0,8 %. Pour une quatrième année, le bilan des entrées et des sorties dans la région s’est soldé par une perte se chiffrant cette année à quelques 430 personnes.

La distribution de la population selon l’âge en 2011 et en 2016 révèle que la part des 0-14 ans ainsi que celle des 25-44 ans est relativement stable. Une légère baisse est notée pour les jeunes de 15-24 ans de même que pour les adultes de 45-64 ans. Par contre, le poids des personnes âgées de 65 ans et plus au sein de la population s’accroît dans la région comme dans chacune des 5 MRC. Autre signe du vieillissement de la population : l’âge moyen continue d’augmenter.

En 2036, selon les perspectives démographiques les plus récentes, la population de la région serait de 153 679 habitants, ce qui représente une augmentation de 3,1 % par rapport à la situation actuelle. Les dernières années ont été marquées par un regain de la fécondité au Québec ainsi que dans la région. L’indice synthétique de fécondité atteignait ainsi 1,95 en région en 2016, ce qui constituait l’une des valeurs régionales les plus élevées (1,59 au Québec).

Éducation

Sur le plan de l’éducation, la population régionale possède un taux de scolarisation plus faible que la moyenne québécoise. En 2011, 30,5 % de la population ayant 15 ans et plus n’avait aucun diplôme d’études secondaires comparativement à 22,0 % au Québec. La part de titulaires d’un diplôme d’études secondaires et de métiers (ou d’apprenti) est légèrement plus marquée qu’au Québec (40 % contre 38 %). À l’inverse, la région est en retard par rapport au Québec quant au pourcentage de diplômés et diplômées de niveau collégial ou universitaire.

Le taux d’obtention d’un premier diplôme au secondaire chez les jeunes de la région pour 2014-2015 est de 71 %, soit une première fois au-dessus du plateau des 70 % (74,9 % au Québec). À 47,5 %, le taux de diplomation des élèves inscrits au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue ayant obtenu leur diplôme pendant la durée prévue de leurs études est moins élevé qu’au Québec (53,2 %). À plus de 67,1 %, le pourcentage de diplômés et diplômées au baccalauréat (après 6 ans) à l’UQAT est inférieur à celui du réseau de l’Université du Québec (71,2 %).

Économie 

En 2016, on recensait 6 971 établissements en Abitibi-Témiscamingue. Plus de la moitié d’entre eux (55 %) se situent sur le territoire de la MRC de La Vallée-de-l’Or et de la Ville de Rouyn-Noranda. Dans la région, on retrouve la plus grande proportion d’établissements dans le secteur du commerce de détail et de gros (16 %) suivi des autres services (15 %) et de l’enseignement, de la santé et de l’administration publique (13 %). Une forte présence d’établissements du secteur agroalimentaire se localise dans les MRC de Témiscamingue et d’Abitibi-Ouest. La MRC d’Abitibi se caractérise par l’importance des secteurs forêt, bois, papier et transport tandis que La Vallée-de-l’Or se distingue par le secteur des mines. La Ville de Rouyn-Noranda est le territoire ayant la plus grande proportion d’établissements des secteurs du commerce de détail et de gros, des autres services, ainsi que des services publics et construction. Au Témiscamingue, une forte proportion des établissements se concentrent dans les secteurs de l’hébergement, la restauration, les communications et informations.

En 2016, 6 073 permis de construction et de rénovation ont été délivrés en région. Ce repli de 4,7 % par rapport à l’année précédente s’explique principalement par une baisse de la construction dans le secteur résidentiel et non résidentiel. Quant à la valeur totale des permis de bâtir pour la région, elle a connu un recul en passant de 239,6 M$ en 2015 à 196,2 M$ en 2016.

Marché du travail

Au chapitre du marché de travail, l’Abitibi-Témiscamingue a clôturé l’année 2016 avec un bilan positif. Effectivement, au net, 2 500 emplois ont été créés dans la région, élargissant le bassin de main-d’œuvre à 73 100 personnes occupées. Avec une hausse de l’emploi de 3,5 % entre 2015 et 2016, le dynamisme du marché du travail régional se démarque d’une manière toute particulière par rapport à celui de l’ensemble du Québec (0,9 %).

Ensuite, sous la barre du 10 % depuis 2005, le taux de chômage régional s’est fixé à 6,6 % en 2016, en diminution de 0,4 point de pourcentage par rapport à l’année précédente. Quant aux taux d’activité et d’emploi, ils ont enregistré une hausse par rapport à 2015, pour atteindre respectivement 65,0 % et 60,7 %. Depuis la compilation des données à l’échelle régionale, il s’agit de la troisième meilleure performance à ce chapitre. De surcroît, ces taux sont légèrement supérieurs à ceux enregistrés à l’échelle québécoise.

Toujours à partir de l’Enquête sur la population active, le volume d’emplois dans le secteur de la production de biens se maintient aux environs de 21 000 emplois au cours des dernières années. Il s’agit toujours de près de trois emplois sur dix dans la région. Quant au secteur de la production des services, il a vu son volume faire un léger bond par rapport à 2015 pour atteindre 51 400 emplois en 2016. La récente conjoncture est particulièrement favorable aux services à la production et plus particulièrement aux sous-secteurs associés au commerce de gros et services aux entreprises, bâtiments et de soutien.

Prestataires

En décembre 2016, on dénombrait 5 344 adultes prestataires des programmes d’aide financière de dernier recours, soit 287 de moins qu’à la même période l’année précédente (-5,1 %). À titre comparatif, l’ensemble du Québec enregistrait une baisse de 3,1 % entre décembre 2015 et décembre 2016. Les hommes constituaient une part plus importante que les femmes, situation similaire à l’ensemble du Québec. Dans la région, les prestataires du programme d’aide sociale étaient composés de 2 899 adultes, soit 54,2 % de l’ensemble des prestataires des programmes d’aide financière de dernier recours comparativement à 59,3 % pour l’ensemble du Québec (données non présentées au tableau). Les 5 005 ménages prestataires des programmes d’aide financière de dernier recours se composaient à 83 % de personnes seules, à 10 % de familles monoparentales, à 4 % de couples sans enfant et à 3 % de couples avec enfants. Le taux d’assistance sociale des prestataires âgés de 18 à 64 ans se situait à 5,7 %.