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Bulletin sur le marché du travail au Québec de janvier 2021

5 février 2021
  —  Toutes les régions du Québec
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L’emploi est en baisse (-97 900) et le taux de chômage est à la hausse (à 8,8 %).

Note : En janvier 2021, Statistique Canada a procédé à une révision des données mensuelles et annuelles de l’Enquête sur la population active (EPA) pour tenir compte, entre autres, des estimations de population provenant du Recensement de la population de 20161 . Les données présentées dans ce document tiennent compte de cette révision.

Avertissement : Les données de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada du mois de janvier 2021 sont à considérer avec précaution car, en plus de la volatilité habituelle des données mensuelles, il y a toutes les conséquences de la crise sanitaire sur le déroulement de l’enquête, dont la baisse régulière du taux de réponse observée depuis le début de la pandémie. Aussi, cette enquête prend en compte la fermeture des commerces de détail non essentiels le 25 décembre et est en partie affectée par la mise en place du couvre-feu le 14 janvier puisque la semaine de référence a été du 10 au 16 janvier 2021. Les restrictions étant variables d’une province à l’autre, les comparaisons entre les provinces demeurent difficiles.


L’emploi en janvier 2021

  • En janvier, l’emploi a baissé au Québec (‑97 900; ‑2,3 %) et au Canada (‑212 800; ‑1,2 %), comparativement au mois précédent.
    • Au Québec, la baisse de l’emploi a essentiellement touché le temps partiel (‑92 500; ‑12,3 %) tandis que le temps plein a peu varié (‑5 500; ‑0,2 %).
    • Comparativement au mois dernier, les secteurs où l’emploi, en nombre, a le plus augmenté sont : construction (+25 900; +10,1 %), finance, assurances, services immobiliers et de location (+13 000; +5,1 %) et fabrication (+6 500; +1,3 %).
    • Les secteurs où l’emploi, en nombre, a le plus baissé sont : commerce de gros et de détail (‑84 600; ‑12,8 %), services professionnels, scientifiques et techniques (‑17 400; ‑4,7 %) et services d’enseignement (‑11 400; ‑3,3 %).
    • L’analyse par sexe montre que l’emploi est en baisse à la fois chez les femmes (‑68 200) et les hommes (‑29 700).
    • Une création nette d’emplois est observée dans le secteur public (+500) et une baisse à la fois dans le secteur privé (‑91 400) et chez les travailleurs autonomes (‑7 000).
    • L’analyse par groupe d’âge montre une baisse de l’emploi dans tous les groupes et la baisse la plus importante est celle des 25 à 54 ans (‑52 800; ‑1,9 %).
  • Par rapport à janvier 2020, l’emploi a baissé (‑236 400; ‑5,4 %). La baisse a touché à la fois l’emploi à temps plein (‑92 000; ‑2,6 %) et celui à temps partiel (‑144 500; ‑18,0 %).
  • Par rapport au mois dernier, le taux de chômage a augmenté de 2,0 points de pourcentage (p.p.) pour atteindre 8,8 % au Québec et a augmenté de 0,6 p.p. au Canada (à 9,4 %). Par rapport à janvier 2020, il a augmenté de 3,7 p.p. au Québec et de 3,8 p.p. au Canada.
  • En janvier, le nombre de chômeurs a augmenté de 90 300 pour atteindre 394 600 personnes.
  • En janvier, la population active a baissé au Québec (‑7 600; ‑0,2 %) et au Canada (‑87 800; ‑0,4 %). Par rapport à janvier 2020, elle a baissé au Québec (‑72 800; ‑1,6 %) et au Canada (‑72 000; ‑0,4 %).

Comparaison par rapport à la situation avant la pandémie (février 2020)

  • L’emploi a baissé (‑251 200; ‑5,8 %) et la baisse, en nombre, a touché davantage l’emploi à temps partiel (‑152 700; ‑18,8 %) que celui à temps plein (‑98 600; ‑2,8 %).
  • La baisse de l’emploi touche encore davantage les femmes (‑146 600; ‑7,1 %) que les hommes (‑104 600; ‑4,6 %).
  • Les secteurs où l’emploi, en nombre, a le plus augmenté sont : services d’enseignement (+21 200; +6,7 %), finance, assurances, services immobiliers et de location (+15 900; +6,3 %) et services professionnels, scientifiques et techniques (+6 900; +2,0 %). Les secteurs où l’emploi, en nombre, a le plus baissé sont : services d’hébergement et de restauration (‑89 900; ‑34,8 %), commerce de gros et de détail (‑85 600; ‑12,9 %) et information, culture et loisirs (‑44 800; ‑24,7 %).
  • Le nombre de chômeurs est en hausse (+190 500; +93,3 %).
  • Le taux de chômage a augmenté (+4,3 p.p.).
  • La population active est en baisse (‑60 600; ‑1,3 %).
  • Le taux d’emploi (‑4,0 p.p.) et le taux d’activité (‑1,3 p.p.) sont en baisse.
  • L’analyse par niveau de qualification montre que l’emploi est en baisse pour tous les niveaux : « hautement qualifié »2 (‑23 100; ‑1,1 %), « qualifié »3 (‑106 500; ‑13,7 %) et « peu qualifié »4 (‑121 600; ‑8,0 %).

Bilan préliminaire de l’emploi pour l’ensemble de l’année 2020 (données annuelles révisées)5

  • Au Québec, l’emploi a baissé (‑208 500; ‑4,8 %) par rapport à 2019. Il s’agit de la plus forte baisse de l’emploi depuis 1976 (début de la série chronologique). La baisse a touché à la fois l’emploi à temps plein (‑101 500; ‑2,9 %) et celui à temps partiel (‑106 900; ‑13,0 %), qui est aussi sa plus forte baisse depuis 1976.
  • Le nombre de chômeurs a connu une hausse importante de 165 000 (+70,8 %). Il s’agit de la plus forte hausse du nombre de chômeurs depuis 1976.
  • Le taux de chômage annuel a augmenté de 3,8 p.p. pour s’établir à 8,9 %. Il faut remonter à 2003 pour avoir un taux de chômage plus élevé (9,1 %).
  • La population active a baissé (‑43 400; ‑1,0 %). Il faut remonter à 2014 pour avoir la dernière baisse de la population active (‑16 700).
  • La population inactive est en hausse (+96 400; +3,9 %). Il s’agit de la plus forte hausse depuis 1976. Avec 2 555 700 personnes, la population inactive a atteint un sommet historique.


  1. Pour plus de détails sur la révision, vous pouvez consulter le document disponible sur le site de Statistique Canada : Révisions apportées à l'Enquête sur la population active (EPA) en 2021Ce lien ouvrira une nouvelle fenêtre et vous mènera dans un autre site..
  2. Les emplois «hautement qualifiés» exigent habituellement un diplôme d’études universitaires ou collégiales.
  3. Les emplois «qualifiés» exigent habituellement un diplôme d’études professionnelles (DEP) de niveau secondaire ou un diplôme d’une école de métier.
  4. Les emplois «peu qualifiés» requièrent habituellement un diplôme d’études secondaires (DES) à la formation générale ou moins.
  5. Une analyse plus complète des données annuelles sera produite dans le « Bulletin sur le marché du travail au Québec - Année 2020 ».

Consultez le dernier bulletin sur le marché du travail (PDF, 619 Ko)


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